Commerce : les points faibles face à l'effraction et au pillage, et comment les renforcer
Un commerce cumule souvent les mêmes points d'exposition : une vitrine, un rideau, une porte de service, un accès côté réserve. Cet article sert à repérer où renforcer, pas à comprendre comment on force quoi que ce soit : nous ne détaillons aucune technique d'effraction. Pour chaque point, vous trouverez la protection adaptée, avec pour appui les conseils de la gendarmerie aux commerçants.
La vitrine
La vitrine est vitrée, visible de la rue et donne directement sur le stock : c'est le point que l'on regarde en premier. Un vitrage trempé, une fois brisé, tombe en petits morceaux et laisse la vitrine ouverte ; un vitrage feuilleté reste en place, retenu par son film intermédiaire. Pour les ouvertures vitrées et la vitrine, la gendarmerie recommande de préférence un vitrage de classe de résistance P6B, surtout si l'activité est sensible. Le détail des vitrages et des classes est dans notre article sur les vitrines anti-effraction.
Ce que nous faisons : poser ou remplacer la vitrine, en vitrage feuilleté, en vitrage retardateur d'effraction ou avec un film de sécurité, selon le local.
Le rideau métallique et sa serrure
Un rideau ancien, ou une serrure de rideau d'entrée de gamme, est souvent le maillon faible de la fermeture du soir. La gendarmerie conseille un rideau à lames perforées, intérieur ou extérieur, équipé d'une serrure de haute qualité avec un dispositif anti-crochetage et anti-dégondage, et qui coulisse dans un rail suffisamment profond. Le rideau à lames perforées laisse aussi voir l'intérieur de la boutique depuis la rue. Voir quels rideaux métalliques résistent le mieux.
Ce que nous faisons : intervenir sur les serrures et les cylindres. Pour un rideau métallique, décrivez la situation au téléphone : nous vous disons franchement ce que nous pouvons faire.
Les portes, y compris la porte de service et l'accès arrière
La porte d'entrée n'est pas la seule à compter : la gendarmerie rappelle que toutes les ouvertures doivent présenter le même niveau de résistance à l'effraction, et que les parties privatives (réserve, bureau, arrière-boutique) doivent rester fermées et verrouillées, même en journée. Une porte arrière moins protégée que la façade annule l'effort fait sur la façade.
Ce que nous faisons : changer la serrure et le cylindre, et chiffrer un blindage de porte sur devis (voir ce qui fait varier le prix d'une porte blindée). Pour choisir le niveau de protection, voir ce qu'il faut savoir sur la certification A2P et à quoi sert la carte de propriété.
Les petites ouvertures
Soupiraux, fenêtres de réserve, impostes : elles sont souvent oubliées. La gendarmerie conseille de les protéger, par exemple avec des grilles de défense posées dans les règles de l'art. Voir aussi comment sécuriser une fenêtre.
Ce qui se passe autour de la vitrine
La gendarmerie recommande aussi d'agir sur l'environnement :
- L'éclairage : un quartier mal éclairé la nuit attire les malfaiteurs.
- La visibilité : ne pas encombrer la vitrine d'affiches qui bloquent la vue, pour qu'on puisse voir l'intérieur.
- Les marchandises : ne pas exposer d'objets précieux en vitrine, et laisser le tiroir-caisse ouvert et vide après la fermeture.
- Les véhicules : des bornes anti-véhicules béliers peuvent être posées devant une vitrine exposée.
Alarme et vidéoprotection
La gendarmerie recommande une alarme installée par une société certifiée, reliée à un centre de télésurveillance, avec un bouton d'urgence sous le comptoir. Toute installation de vidéoprotection suppose une autorisation préfectorale préalable et un pictogramme signalant la caméra. Ces équipements complètent la fermeture physique, sans la remplacer.
Par où commencer
- Faites le tour de votre commerce en vous demandant quelle ouverture est la moins protégée : c'est elle qu'il faut renforcer en premier.
- Alignez le niveau de toutes les ouvertures : façade, porte de service, accès arrière.
- Relisez les conditions de protection de votre contrat d'assurance : voir ce que l'assurance rembourse et quelles garanties vérifier.
- Gardez les factures de pose : elles servent de preuve en cas de sinistre.
Si votre commerce a déjà été forcé ou vandalisé, voir la mise en sécurité en urgence d'un commerce.
Source
- Gendarmerie des Deux-Sèvres : « Commerçants vigilants, je sécurise mon commerce contre les vols et les cambriolages » (PDF). Ce dépliant est local ; pour un diagnostic adapté à votre commerce, le référent sûreté de votre commissariat ou de votre brigade peut vous conseiller.
Un point faible à renforcer dans votre commerce à Paris ? Le Bon Serrurier intervient 24h/24, 7j/7, avec un devis confirmé avant toute intervention.
Questions fréquentes
Quel est le premier point à renforcer dans un commerce ?
L'ouverture la moins protégée. La gendarmerie rappelle que toutes les ouvertures doivent présenter le même niveau de résistance : un accès arrière faible annule l'effort fait sur la façade. Faites le tour du commerce pour repérer celle-là en premier.
Quelle protection la gendarmerie recommande-t-elle pour la vitrine ?
Dans son dépliant destiné aux commerçants, la gendarmerie recommande de préférence un vitrage de classe de résistance P6B pour les ouvertures vitrées et la vitrine, surtout si l'activité est sensible.
Quel rideau métallique la gendarmerie conseille-t-elle ?
Un rideau à lames perforées, intérieur ou extérieur, équipé d'une serrure de haute qualité avec un dispositif anti-crochetage et anti-dégondage, qui coulisse dans un rail suffisamment profond. Elle conseille aussi de ne pas encombrer la vitrine pour qu'on puisse voir l'intérieur.
Qui installe une alarme ou une vidéoprotection ?
La gendarmerie recommande de confier l'alarme à une société certifiée, reliée à un centre de télésurveillance. Une vidéoprotection suppose une autorisation préfectorale préalable. Notre intervention porte sur la vitrine, la porte et la serrure.